Pratiquez-vous des interventions au cabinet ou en clinique?

On pratique les interventions simples et rapides au cabinet, dans les conditions d’aseptie et de stérilité les plus stricts.

Il s’agit souvent d’interventions telles que la chirurgie dermatologique et les actes de stomatologie.

Si l’intervention nécessite une anesthésie générale ou si le geste nécessite un matériel particulier ou une surveillance post-opératoire, alors il sera réalisé au bloc opératoire sous la forme d’une hospitalisation courte sur la journée (chirurgie ambulatoire) ou classique, avec une ou plusieurs nuits passées à la clinique.

Quelles sont les interventions pouvant être pratiquées en ambulatoire?

Ce sont des interventions courtes et ne nécessitant pas de surveillance prolongée en post-opératoire.

Il faut que le patient ne présente pas de gros problèmes de santé, qu’il habite à moins de 50 kilomètres d’un centre hospitalier et qu’il soit accompagné à sa sortie et durant la première nuit suivant l’intervention.

Quelles sont les interventions pouvant être pratiquées sous anesthésie locale?

Ce sont les interventions de chirurgie dermatologique : l’exérèse de lésions cutanées et leur reconstruction peuvent être réalisées sous anesthésie locale. De même, les actes de stomatologie peu invasifs peuvent être réalisés sous anesthésie locale.

Cela dépend bien sûr du patient et de sa tolérance.  Rien n’est imposé et le patient, après information, pourra discuter avec le praticien de la meilleure façon d’être pris en charge.

Qu’est-ce-que l’anesthésie locale avec sédation ?

L’anesthésie locale avec sédation est une anesthésie locale complétée par l’adjonction de médicaments sédatifs donnés par voie veineuse. Dans ce cas, le geste se déroule au bloc opératoire en présence de l’anesthésiste (une consultation d’anesthésie est donc obligatoire) et nécessite une surveillance post-opératoire. Cela permet de rendre l’intervention confortable et d’éviter une anesthésie générale. Le patient peut s’endormir pendant l’intervention, mais il restera malgré tout toujours conscient.

Son indication et sa faisabilité seront discutées entre le patient, le chirurgien et le médecin anesthésiste.

La chirurgie orthognatique est-elle courante ?

Oui, et de plus en plus de patients en bénéficient. Il s’agit d’une intervention fréquente et qui est encadrée par une recherche constante.

La chirurgie orthognatique est-elle obligatoire ?

Rien n’est jamais obligatoire. Il s’agit d’ une chirurgie fonctionnelle. Elle est cependant conseillée dans de nombreuses situations où le traitement orthodontique ne pourra pas corriger convenablement et de manière stable les problèmes. Elle est aussi parfois obligatoire dans la prise en charge de certains décalages des mâchoires.

Il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’une chirurgie facilitatrice de votre prise en charge orthodontique. Elle a pour but d’améliorer votre traitement et d’améliorer votre équilibre facial.

A propos de la chirurgie orthognatique : Est-ce douloureux ?

Non. Dans la grande majorité des cas, cette chirurgie est peu douloureuse.

Les patients se plaignent d’une gêne due à l’œdème et à une perte de sensibilité (transitoire), mais rarement de douleurs.

Pendant l’hospitalisation, les équipes médicale et paramédicale adaptent en permanence les traitements, afin que les suites opératoires soient les meilleures possibles.

Le jour de votre départ, une ordonnance d’antalgiques vous est prescrite, pour éviter les suites douloureuses chez vous.

A propos de la chirurgie orthognatique : Est-ce que je vais avoir les mâchoires bloquées après la chirurgie ?

Non. Les élastiques que nous utilisons ne sont pas faits pour immobiliser les mâchoires. Nous les mettons le lendemain de l’intervention. Ils peuvent être retirés à chaque repas et lors des soins de bouche.

La chirurgie engendre une perte de proprioception transitoire (perception de la position des mâchoires dans l’espace). Les élastiques vous permettent d’apprendre comment l’arcade dentaire du haut et du bas doivent se toucher.

A propos de la chirurgie orthognatique : Dois-je manger liquide pendant deux mois ?

Non. Il est important de manger « lisse » pendant toute la période de cicatrisation muqueuse (entre dix à quinze jours après la chirurgie). Ensuite, une alimentation molle est demandée pendant quatre semaines. Une alimentation molle correspond à des aliments pouvant être avalés sans mastiquer (omelette, riz, pâtes…). Une fiche d’idées de menus types vous sera donnée en consultation.

A propos de la chirurgie orthognatique : Faut-il enlever les plaques et les vis après la chirurgie ?

Pas de manière systématique. Le matériel d’ostéosynthèse est en titane. Celui-ci est très bien toléré par l’organisme et les risques infectieux sont très faibles. De plus, il est difficilement palpable sous la peau.

Il est recommandé de l’enlever chez les personnes pratiquant des sports de combat ou à risque de coups sur le visage (ex : rugby).

L’ablation du matériel d’ostéosynthèse se fait au minimum six mois après la chirurgie et après contrôle radiologique.

A propos de la chirurgie orthognatique : Est-ce que les modifications esthétiques sont toujours dans le sens de l’amélioration?

Oui toujours. Le plan de traitement dépend de l’articulé dentaire et, bien entendu, de l’esthétique faciale. Le chirurgien s’attache à redonner de bonnes proportions au visage et à adoucir les traits en s’appuyant sur des mesures et des critères esthétiques universels.

La chirurgie permet dans la majorité des cas un rajeunissement facial.

A propos de la chirurgie orthognatique : Est-ce considéré comme de la chirurgie esthétique ?

Non. Le but de cette chirurgie est de repositionner le maxillaire et la mandibule afin d’améliorer l’engrènement dentaire.

La sécurité sociale et certaines mutuelles ont un tarif de remboursement pour la chirurgie et l’hospitalisation.

De plus, la sécurité sociale rembourse, quel que soit l’âge du patient, six mois d’orthodontie dans le cadre de cette chirurgie.

Qu’est-ce qu’un dépassement d’honoraires ?

Il s’agit d’un complément demandé par le chirurgien et/ou l’anesthésiste pour compléter la participation insuffisante de la sécurité sociale au traitement.

Les coûts liés à la prise en charge sont souvent mal appréciés par la nomenclature éditée par la sécurité sociale. Bien souvent, les prix fixés pour chaque intervention sont très anciens et ne tiennent pas compte de l’évolution du coût de la santé.

Ce complément vous sera toujours clairement exposé par votre chirurgien. Il est à régler à la clinique lors de votre hospitalisation, ou au cabinet si les soins se font sur place.

Il donne lieu à une prise en charge de votre mutuelle si votre contrat le permet.

Comment fonctionne le remboursement des soins ?

Le remboursement des soins se fait aux deux tiers  par la sécurité sociale et au tiers par votre mutuelle: il s’agit du tiers payant qui est systématiquement remboursé par tous les régimes de mutuelle.

Lorsqu’il y a des dépassements d’honoraires,  cela s’ajoute au précédent schéma. C’est votre mutuelle qui doit les prendre en charge, mais cela dépend du contrat que vous avez contracté avec elle.

Au cabinet,  c’est la totalité de la somme qui est à avancer. Le remboursement se fait ensuite, d’abord par la sécurité sociale, puis par votre mutuelle.

En clinique, la part sécurité sociale n’est pas à régler (en effet, la sécurité sociale règle directement l’acte à la clinique). Il vous reste donc à avancer la part mutuelle (tiers payant) et les dépassements d’honoraires éventuels.

Que faire si je suis tabagique ?

Le tabac est néfaste pour la cicatrisation. Il entraîne des retards de cicatrisation cutanée, muqueuse et osseuse. Il peut entraîner des infections du site opératoire, des nécroses cutanées, muqueuses ou osseuses.

Il est obligatoire de stopper l’intoxication tabagique trois semaines avant la chirurgie et trois semaines après la chirurgie. Même si la nicotine est néfaste elle aussi, il est quand même possible de réaliser un sevrage grâce aux substituts nicotiniques  (patch, chewing gum) ou même grâce à la cigarette électronique.

Faites-vous des soins dentaires ?

Non, notre formation est chirurgicale. Nous intervenons dans les cas complexes,  pour des extractions dentaires ou pour la réhabilitation osseuse et implantaire.

Faites-vous les extractions des quatre dents de sagesse en une fois ou en plusieurs fois ?

Le mieux est de réaliser cette prise en charge en une fois, que ce soit sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale,  afin de ne pas contraindre le patient à cumuler des temps opératoires et de convalescence.

Bien sûr, cela se décide au cas par cas et en fonction du ressenti et du vécu des patients.

Que faire en cas de problème après l’intervention ?

Aux heures ouvrables, tout patient pris en charge par l’un des praticiens peut être revu  par son praticien ou par l’un de ses associés en cas de problème (douleur, saignement, infection, problème de cicatrisation, question quelconque). Merci dans ce cas de téléphoner au secrétariat qui programmera un rendez-vous  dans les meilleurs délais. Le week-end, les jours fériés et en dehors des horaires d’ouverture, l’ un de nos médecins peut être joint (pour conseil téléphonique ou examen) via la clinique où le patient a été opéré.